La perspective de disputer la ligue des champions avec d'hypothétiques exploits ne change rien à l'affaire. L'Om se meurt, l'OM est mort. Avec 7 points en huit journées, les marseillais savent d'ores et déjà que tous leurs rêves de grandeur sont reportés aux calendes.

Pire, devant cette équipe sans réaction face à l'adversité, ayant si facilement rendu les armes après le premier but d'Emana, et n'ayant toujours pas remporté le moindre match en terre provençale, le peuple marseillais entend avec terreur le spectre de la relégation frapper à la porte du vélodrome.

C'est ainsi. A force de vivre quinze ans en arrière, il était logique que la camarde s'invite aux réjouissances et demande à goûter le petit pastaga des familles. Mais qui pouvait sérieusement croire que l'OM , avec un recrutement si déplorable, avait l'estomac pour jouer le titre et croquer le favori lyonnais. Les dirigeants de l'Olympique me direz-vous? En effet, ceux-là même qui prétendaient brader le club et l'abandonner à un aigrefin canadien qui leur avait seriner l'amour du mistral, de la tramontane et du vieux port. Les dirigeants marseillais...

Un miracle est-il possible? Dans un autre championnat, je répondrais par la négative. Mais, au vu du niveau général de la chose footballistique héxagonale, l'OM n'est pas tout à fait cuit. C'est l'exception culturelle à la française version ballond rond. Avec un brin de chance, quelques décisions complaisantes du corps arbitral et tout le battage médiatique autour de la tragédie que représenterait la descente de ce monument du sport français, Marseille aura sans doute même droit à sa petite place en intertoto. Mais est-ce vraiment le salut que d'appartenir au ventre mou de la ligue 1 quand on a été un jour le plus grand club d'Europe? Pas si sûr que l'enfer soit là où on le pense. Pour l'OM , il faudra bien un moment où un autre retrouver des vertus de combat et laisser Munich et le grand Milan dans la boîte à souvenirs. Il est vrai que c'était si délicieux, si délicieux...